L’hypothèse Gaïa

La voûte céleste est un monde qui semble parfait et immuable. Pour Aristote, c’est un monde dans lequel les objets sont chacun installés sur des sphères concentriques. Le cercle représente l’image de la perfection, l’essence de l’Acte primordial qui meut toutes choses dans un mouvement dont l’harmonie est pleinement achevée. Le cosmos c’est comme la nature, un espace cohérent qui donne à chaque chose le lieu qui lui revient. C’est cet ordre précis qui donne la flore et la faune d’une région donnée, ainsi que l’unité et la diversité des espèces dans la nature. Cet ordre impose aussi les rythmes naturels des saisons, celui de la reproduction, et de l’équilibre entre toutes les espèces vivantes.

La Terre a eu la chance extraordinaire de disposer de la Lune qui stabilise son axe, par effet des marées. Le fait de tourner sur cet axe, nous permet de mesurer le temps. C’est ce que fait le calendrier, qui nous donne le sentiment de pouvoir planifier et agir. Le paradoxe c’est que notre époque est immergé dans un trop plein d’information et de consommation que l’homme a bien du mal à voir avec son accumulation ludique. La consommation est pour lui le modèle du plaisir. Une auto-gratification perpétuelle. La technique superstar, la coupure entre l’homme et la Nature portée au paroxysme.

Notre civilisation raisonne comme si la Terre disposait de ressources illimitées, de sorte que l’économie ne fait qu’une gestion sociale des richesses, comme si l’humanité ne faisait pas partie d’un tout plus élevé. De fait notre civilisation à oublié ce qui va au-delà de l’humain et qui constitue le berceau de l’humanité, la Terre elle-même. Ce qui est neuf pour beaucoup d’hommes, c’est l’idée que la Terre est une entité vivante, Gaïa, et que nous devons prendre en compte et cesser de l’ignorer. Il est urgent de penser la Terre comme un réseau d’intelligence par lequel elle opère. Notre planète fonctionne comme une totalité dynamique capable de réguler ses propres processus.

Ce que l’homme fait en rasant des forêts et en empoisonnant les rivières et une intervention au sein d’un système d’équilibre. Tant que ce système d’équilibre fonctionne, il parvient à s’adapter. Mais supposer que l’homme parvienne à détruire les thermostats naturels, et le réseau d’intelligence de Gaïa avec son système complexe d’équilibres, il n’y aura alors plus moyen de faire marche arrière. Notre Terre stérile se rangerait alors sobrement dans la ligne, d’un état stable et stérile, entre son frère et sa sœur défunts Mars et Vénus.

Nous ne pouvons plus opposer d’un côté l’homme, créature douée de conscience et d’intelligence, et la Terre, objet inerte, dépourvue de toute conscience et machine stupide.

Il est urgent de prendre conscience que la maison de l’homme se situe dans un paysage naturel sur la Terre en tant que tout. La Terre est une planète vivante qui fait elle-même partie de la totalité de l’Univers. Au milieu de tout ça l’homme devrait à nouveau se reposer ces trois questions fondamentales: « d’où venons-nous ? » « Comment en sommes-nous arrivé là ? » Et « comment réussir sa vie ?

Strasbourg 14/10/2018 ……… BB

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Hors limites

Il y a des personnes qui croient qu’une forte inflation de l’ego est une marque de conscience élevée. Ils pensent que c’est en prouvant à tous leurs supériorités, qu’ils s’affirment. Ils pensent que les faibles qui s’inclinent sont des inconscients, et que les forts qui montrent leur force sont plus conscient !

Jolie naïveté, car c’est tout l’inverse. Plus une personne est pénétrée de ces mérites, et plus elle agit à la légère, sans réflexion, sans mesurer la portée de ses paroles ou de ses actes. On dit alors de ces personnes, qu’ils sont hors limites, et qu’ils ont une extension de la personnalité qui dépasse les limites. On dit aussi qu’ils sont trop pleins d’eux-mêmes. C’est un cas assez fréquent chez de nombreux hommes et femmes qui avec leurs professions et leurs titres ont cette manière de relever le menton pour regarder les autres de haut, avec au coin des lèvres un soupçon de mépris. J’en connait même qui prennent des positions religieuses avec une pose moraliste, en se donnant le beau rôle pour condamner à qui le mieux, sans chercher à comprendre.

Ce qui est particulièrement intriguant, c’est que ces sujets s’affirment alors dans une caricature qui ne trouve, qu’une identification dans un personnage non pas en tant qu’individu, mais en tant qu’être social. Plus ils sont dans la rivalité et la comparaison avec les autres, et moins ils ont une conscience claire du caractère unique et précieux de chaque individualité ou même de chaque chose dans l’univers. Ceux qui se mettent en pareille posture ne se rende pas compte, précisément de leur inconscience. C’est pourquoi il est important de ne pas confondre le Soi et l’ego.

Ils ne sont pas ce qu’il croit être. Ils sont dans un monologue interne avec leurs pensées. Leurs petites histoires personnelles peuvent sembler intéressantes, mais dans le verbiage personnel, elles ne sont que des fictions sans rapport avec leur être réel. Ils ne font que se battre pour l’honneur, en méprisant ceux, qu’ils estiment inférieurs, et espèrent une continuation de leur moi personnel dans une après-vie.

Quand l’esprit commence à se tourner vers quelques schémas idéologiques pour ensuite rejoindre les faits, ou encore, quand il cultive le souci de construire une théorie avant d’observer ce qui est, l’esprit devient alors hors limites et pense de manière assez statique. Il perpétue ainsi l’ancien, sans voir de manière neuve. En bref, les personnes qui sont hors limites ne savent pas aborder la complexité, qu’autrement, qu’avec  des simplifications duelles abusives.

Strasbourg le 06/10/2018….. BB

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Le discernement des apparences karmiques

Discerner certes, mais pas disjoindre. Ce qu’il faut, c’est juste savoir reconnaître, que l’individu ne peut pas toujours comprendre la leçon pour en obtenir le bénéfice tout de suite. Souvent il en trouvera une utilité plus tard quand il en aura un meilleur usage. La chose est stockée dans sa mémoire, et lorsqu’il meurt cette mémoire persiste.

Le karma est donc une affaire d’enseignement et de mémoire qui agit à court ou à long terme selon l’utilité. Et ainsi, de vie en vie, les gens perpétuent où résolvent leurs problèmes. C’est pourquoi il faut aussi comprendre que le travail de l’initié doit être une réalité incontournable pour l’accomplissement de l’œuvre. Toute création suppose une évolution de la forme antérieure. Notre expérience antérieure, la plus douloureuse fût-elle, nous indique qu’il y a une perpétuelle succession de vécus, et que par là je change, et que je change toujours ; aussi, quand je contemple mon image dans le passé, je me vois différent. Le temps a créé de l’altérité, le temps a engendré une métamorphose. Je ne garde du passé que certains moments, j’efface, j’oublie. L’espace temps est une métamorphose permanente de la vie. Le futur ne sera jamais la copie conforme de ce qui est maintenant.

Beaucoup de gens se croit inspirée par la Divinité, mais ne voit pas l’épreuve initiatique qui est intimement attaché à la Monade spirituelle. Cette ligature a pour conséquence l’incarnation et la migration des âmes, qui est une loi de l’univers ; elle détermine la variété des êtres et du monde.

Comprendre cela est essentiel pour découvrir son karma.

Attention, on ne peut pas s’initier soi-même, où par quelqu’un d’autre, sans une relation subtile avec une connaissance de la tradition ancienne où l’accent est mis sur le Vaste. La grande prêtresse du sixième niveau à beau le savoir, mais l’objet de son écriture consiste d’abord à enseigner l’obéissance. Elle regarde par la lorgnette de sa personne humaine et préfère une glorification de sa propre personne. Elle a perdu les dispositions d’un esprit favorable, voire complice, pour reconnaître explicitement le bien-fondé d’un échange. Son discernement ne fait que produire une illusion qui s’autorise à imposer sa foi à autrui.  Dommage elle a pourtant des grandes connaissances astrologiques, et une belle plume, mais du haut de sa chaire, quel mauvais caractère. Sa doctrine de l’infaillibilité c’est « j’ai toujours raison » Son prêche conduit directement au blâme de celui qui aurait un point de vue différent. Elle est exactement à l’opposé de l’humilité. Elle fonde par avance le désaccord et le conflit, puis qu’elle ne reconnaît pas, la possibilité d’un point de vue différent.

Strasbourg 22/09/2018…………. BB

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